Vous aurez peut-être noté que le centenaire de l’obédience a été avancé d’un an, puisque la page d’accueil du site GLNF nous l’annonce désormais pour 2012 ! C’est dire à quel point de déni de la réalité est parvenu le démissionné de Pisan. Après avoir officiellement abandonné ses fonctions de président qui étaient sur le point de lui être retirées par une AG réunie pour voter sa révocation, il retourne le chapeau d’où était sorti ce splendide lapin malade, pour faire ressusciter le tout puissant gouroufou ! Plus président, toujours président ! Plus président, toujours président ! Il est fort le clown !
Mais le problème, c’est qu’il a des complices pour ses tours de passe-passe. Dans quelle mesure
l’administrateur Me Legrand peut-elle aujourd’hui offrir toutes les facilités à ceux-ci afin qu’ils continuent d’agir ? Comment les juges peuvent-ils se
contredire en rendant des arrêts dignes d’un Salomon plus peureux que lucide ? Comment la petite soixantaine de personnes qui sont encore à la manœuvre autour du petit personnage agité et
hyperactif du troisième étage peuvent-ils penser que la répression, les sanctions et les menaces vont régler une crise qui gangrène notre vie maçonnique depuis plus de deux ans ?
Avec la proximité d’une Assemblée Générale morte avant d’être née, on arrive à un paroxysme de la
crise qui en dit long sur le pourrissement de nos institutions. En effet, alors que le collège électoral fait encore débat, que les comptes qui vont être présentés n’ont
pas été audités selon les engagements pris, que, alors que la Cour d’Appel dit que Stifani incarnait dans sa petite personne des fonctions de grand maitre indissociables de
celles de président, celui-ci, par une sorte de syllogisme juridique inouï, en conclut que du coup il redevient président en plus de grand maître, on voit bien que, quel qu’en soit le
résultat, cette AG sera une fois encore l’objet de toutes les controverses judiciaires.
On nous dit que Me Legrand et même son avocat se poseraient à nouveau des questions face au comportement du guide déchu. Même la
Grande Loge de Monaco n’en veut plus, ni l’Elysée, qui
préfère convier le président de
l’ULRF Alain Juillet, suspendu par le guide, accompagné de Jean Murat.
Quelle sera alors la réaction de Me Legrand à la sommation que les quatorze requérants habituels du collectif FMR Myosotis lui ont fait remettre ? Je prends le
pari qu’elle n’y répondra même pas, comme à son habitude. Par ailleurs il est fort peu probable qu’à la veille d’une AG ayant déjà couté beaucoup d’argent, le TGI nous accorde le
remplacement de l’administrateur. Il faudra par contre regarder avec intérêt ce qu’il fera de la demande d’intervention volontaire de Stifani. Car un vice-président de TGI, même en référé, devra
réfléchir à deux fois avant d’aller contre des considérants de Cour d’Appel.
Alors bien sûr il faut poursuivre la lutte sur le terrain judiciaire, et elle continuera. Cependant Stifani a lâché ses chiens. Nous
nous sommes procuré une LISTE NOIRE de 587 loges qui, pour ne pas être à jour de leurs cotisations contributions décrétées arbitrairement et sans fondement réel et sérieux,
pourraient être interdites de vote à l’AG. Ubu règne, cela est trop.
587 loges, qui s’ajouteraient aux quelques 250 déjà en liste rouge, du Val de Loire où cela avait commencé, à aujourd’hui
la plupart des régions, où d’autres loges sont fermées, radiées. Le nombre de frères ainsi mis à l’écart pour que simplement le chef puisse retrouver « sa » présidence pourrait
atteindre ainsi près de la moitié des effectifs de l’ex GLNF. J’écris « ex », car comment considérer désormais que les ravages de cette folie ne soient irréversibles ? Ubu
règne, ce n’est plus possible.
La vague enfle, (du jamais vu dans une obédience maçonnique), des sanctions, démissions d’office, conseil de discipline à rendement
industriel, le tout servi sans état d’âme par les préfets de service, dans une dérive autoritaire qui en dit long sur les rapports de l’homme et du pouvoir.
Laideur, dégout, abjection…
Et il en est encore pour se taire…et attendre. Ubu règne.
Une lueur d’espoir cependant : le flux des adhésions individuelles à l’ULRF enfle lui aussi, et la Convention
Nationale de samedi se prépare. Dans ce lieu de travail et d’échange nous aborderons tous les problèmes, sans tabou, puisque nous serons là pour construire notre
avenir.
PS. Voir l'article de PACA qui publie la liste noire
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