Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 12:45
Publié hier en commentaire, car la réponse nous avait été transmise sans exigence particulière, le Suprême Commandeur du Grand Chapitre du Rite Français nous a fait savoir ce matin que c'était l'expression d'un droit de réponse officiel et que conformément à la Loi, il devait être publié sous la même forme que le texte original.

Voici donc la réponse :

Réponse à un Frère suspendu non consentant

Philippe Thomas

L’ordonnance N° 1275 prononçant la suspension à titre conservatoire d’un Frère de la GLNF, appartenant à la Province du Val de Loire, et par ailleurs membre important du Grand Chapitre Français (GCF), et l’interdiction qui lui a été faite de paraître dans toute assemblée maçonnique quelle qu’elle soit (donc y compris les Juridictions amies), a suscité des réflexions d'un « suspendu non consentant », sur ce site, en date du lundi 22 février 2010.

En tant que Suprême Commandeur, je ne m’exprimerai pas sur une décision qui appartient exclusivement à notre Grande Loge.

Je souhaite m’exprimer sur une partie qui concerne la Juridiction amie citée et qui est à juste titre mise en cause par notre Frère suspendu. Pour moi, comme pour notre Chambre d’Administration (le bureau du GCF), une crise est ouverte et des Frères que nous estimons, que nous respectons, que nous aimons s’entredéchirent. La violence n’est pas le chemin de la Maçonnerie. Nous ne voulons pas au GCF nous mêler des affaires de la GLNF, sauf pour aider, avec nos moyens et nos forces, à apaiser les esprits et essayer de trouver une ou des solutions harmonieuses. Nous tenons à être clairs et loyaux. Nous ne nous désintéressons pas pour autant des difficultés actuelles vécus par de nombreux Frères, bien sûr dans le Val de Loire, mais aussi de nombreux Frères de la GLNF qui se posent actuellement des questions sur ce qui est exposé à leurs yeux, comme sur les difficultés pour nos Chefs de l’Ordre. Des suspensions récentes m’ont profondément boulevers é. Je m’en suis exprimé auprès des intéressés qui me sont proches, et je souhaite de tout cœur que les chemins de médiation mis en œuvre par la GLNF puissent aboutir et que le mot Justice puisse avoir dans notre Ordre toute sa signification.

Nous n’acceptons en tenue maçonnique au GCF, que des Frères en good standing par rapport à la GLNF. Toute suspension est donc immédiatement, mécaniquement appliquée pour les tenues de Chapitre à venir, mais non pour les réunions sans ouverture des travaux. La non application de cette règle se traduirait par une remise en cause des clauses qui nous unissent à la GLNF, et si des Frères sont aujourd’hui dans la protestation, sachez bien que d’autres souhaitent un minimum de tranquilité et ne veulent pas être rejoints par certains débats. Je crois qu’il faut entendre tout le monde, tous les points de vue, et la demande d’écoute ne peut être à sens unique, quelque soit l’extrémité du chemin que l’on considère.

La demande récurente d’un fonctionnement impliquant et responsabilisant davantage les Frères et d’accroissement de la démocracie dans l’Ordre sera entendue dans notre Juridiction. L’Institution doit évoluer. Une proposition de modifications des statuts sera donc à l’ordre du jour de la réunion extraordinaire du Grand Chapitre de printemps, en mai 2010.

Mon souhait, en tant que Maçon : que l’expression des Frères indépendamment de leur point de vue, soit libre, vraie et sincère, qu’ils soient tous entendus dans leur opinion, mais la voie Maçonnique soit respectée, c’est à dire la tempérance et la fraternité.

Philippe Thomas
Suprême Commandeur du Grand Chapitre Français
Par Papageno - Publié dans : Le Val de Loire au jour le jour
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