Bien chers Frères,
Merci de me donner ce droit de réponse qui me permet de corriger deux erreurs du texte de samedi 29 mai, « Sagesse des Grades », publié sur votre site, mais aussi d’apporter quelques précisions
sur ma position exprimée lors de notre Assemblée du Grand Chapitre Français, le 15 mai 2010 à Versailles.
Première inexactitude, ni moi, ni mon successeur, le TIF Paul F n’avons eu de demande ou de condition particulière de nos TRF JP D ou JC T pour qu’ils rejoignent nos travaux au Grand Chapitre.
Ils étaient l’un et l’autre nos invités et ont été doublement les bienvenus, d’une part parce que représentant la GLNF et parce que membres du Grand Chapitre d’autre part. Deuxième point
important, Il n’y a pas eu non plus de dispute, ni d’accrochage entre ces Frères et moi-même, ou entre nos TRF et Paul F. Un regret pour JP D, il désirait que nous mangions ensemble à la même
table le midi, mais l’affluence faisant, la table où je me suis installé était complète, et JP D a dû s’installer à une autre table. Ni Paul, ni moi-même nous sommes échappés à un moment
quelconque de la réunion et mes frères présents pourront rendre témoignage de ces deux points.
Quelques précisions maintenant sur ce que j’ai exprimé devant nos frères et donc devant les représentants de la GLNF présents. J’ai redis ce que j’avais dit sur ce site il y a quelques mois, en
vous remerciant encore de m’avoir donné la parole. La voie maçonnique que je prône, que prône Paul F est celle de la tempérance et de la fraternité, ce qui ne signifie pas, pour moi, comme pour
Paul, démission de ses opinions. Ceux qui sont venus le samedi matin 15 mai, pourront vous dire que la parole a été libre et que toutes les opinions se sont exprimées. Liberté de pensée, liberté
de passage. J’ai rappelé la phrase de Voltaire face à ses opposants «Je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai pour que vous les exprimiez ». Un débat se tranche soit par
l’autorité, soit doit être élaboré et voté par des frères responsables, en qui nous avons confiance pour leur discernement. Ici, le Grand Chapitre, à la quasi unanimité des votants, s’est exprimé
clairement sur les voies qui seront les nôtres pour l’avenir.
Autre point qui sur lequel je me suis exprimé, mais ceci n’engage que moi, la manière de jardiner en Maçonnerie : « Être viscéralement attaché » ou « Être fraternellement attaché ». J’ai dit ma
claire préférence pour la deuxième proposition. Pour moi la Maçonnerie est avant tout l’Assemblée des Frères quelque soit leur opinion, quelque soit le rite qu’ils pratiquent. J’ai exprimé que je
ne souhaitais pas l’éloignement de Frères hors de nos colonnes, en utilisant l’image du jardinier. Première manière de jardiner, celle de Jean 15 ; 1-8 « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père
est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage ». Bref le
jardinier qui coupe. J’ai dit que la méthode des coups de ciseau blessaient des personnes, des Frères et que j’avais été blessé au tréfonds de moi pour ceux qui les avaient reçus.
Seconde manière, celle de Luc 15, les trois paraboles de la Miséricorde, qui a mes préférences : la Drachme perdue et retrouvée, la brebis égarée et le fils prodigue. Toutes les trois disent « Je
me réjouis de vous avoir, mes Frères, et je n’ai pas envie de vous voir partir.»
Il est un temps pour les constats, il est un temps pour construire. Un maçon est un bâtisseur, alors bâtissons ensemble, bâtissons pour demain, bâtissons solide avec ce ciment, cette mixtion qui
a servi à façonner l’homme, l’amour fraternel. Aujourd’hui, nous devons penser à demain, et, quand bien même ces mots choqueront aujourd’hui, pensons réconciliation, même et surtout s’il faut
changer les plans de l’édifice.
Philippe Thomas
Ancien Suprême Commandeur du Grand Chapitre Français
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